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Procès Gbagbo : Voici la nouvelle demande de la défense de l’ex-président

17 octobre 2018 - 14:10

Les audiences dans le procès conjoint de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé reprendront dans quelques semaines. Cependant, en coulisses, les débats se poursuivent. Le 15 octobre dernier, la défense de l’ex-président a formulé une requête.

Par Abraham Kouassi

Les audiences visant à statuer sur la demande de non-lieu formulée par les défenses de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la Chambre de première instance I de la Cour pénale internationale (CPI) reprendront en novembre prochain.

En attendant, la défense de l’ancien président ivoirien souhaite que les juges ne tiennent pas compte des soumissions faites en audiences par la Représentante légale des victimes (RLV) lors des premiers rendez-vous consacrés à ce sujet tenus il y a quelques semaines.

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Emmanuel Altit qui signe la requête en date du 15 octobre 2018 invite également les juges à « écarter des débats lors de la suite de la procédure les soumissions écrites déposées par la RLV le 10 septembre 2018 ».

« Les soumissions présentées oralement par la RLV le 3 octobre 2018 ne donnent en aucune manière à voir sa position concernant la requête en non-lieu présentée par la Défense de Laurent Gbagbo ; elles ne donnent même pas un aperçu de ce que la RLV a pu développer dans ses soumissions écrites déposées le 10 septembre 2018 », a justifié l’avocat français.

Pour Emmanuel Atit, la RLV Paolina Massida a tenu un rôle proche de celui de Fatou Bensouda, s’écartant ainsi selon l’avocat de l’ex-chef d’Etat de celui de représentante. « Au lieu de faire usage des moyens procéduraux lui permettant de faire figurer les ‘’vues et préoccupations’’ des victimes qu’elle représente au dossier de l’affaire, la RLV a préféré jouer le rôle de second Procureur », a-t-il laissé entendre l’homme de droit.

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« Le fait que la RLV n’ait pas fait de présentation orale concise et détaillée de ses soumissions écrites interdit à la Défense de savoir de quoi sont faites ces soumissions écrites. Par conséquent, la Défense soumet respectueusement que ce sont ces soumissions écrites elles-mêmes de la RLV qui devraient dès lors ne pas être prises en compte lors de la suite de la procédure. Plus particulièrement, la Défense soumet respectueusement que la Chambre ne devrait pouvoir se fonder, dans sa décision concernant le non-lieu, sur un argument développé par la RLV dans ses soumissions écrites – sur un argent auquel la Défense n’aura donc pas été en mesure de répondre. Agir autrement romprait le caractère contradictoire de la procédure et l’équité du procès », peut-on par ailleurs lire dans la requête de l’avocat de Laurent Gbagbo.

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