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Poursuites contre Simone Gbagbo : Ce que Bensouda demande aux juges de la CPI

26 septembre 2018 - 14:09

Condamnée puis amnistiée par les autorités ivoiriennes, Simone Gbagbo est toujours réclamée par la Cour pénale internationale (CPI). Face au refus du gouvernement de transférer l’ex-Première dame, la Cour a exigé des documents auxquels souhaite avoir accès Fatou Bensouda.

Par Abraham Kouassi

Condamnée à 20 ans de prison, Simone Gbagbo a été amnistiée le 6 août dernier par le président ivoirien, Alassane Ouattara. Libre depuis cette date, l’épouse de Laurent Gbagbo est cependant toujours réclamée par la Cour pénale internationale (CPI) qui la poursuit pour crimes contre l’Humanité.

Cependant, les autorités ivoiriennes s’opposent à ce transfèrement. Face à cette situation, la Chambre préliminaire II a invité les autorités ivoiriennes à fournir les informations concernant les décisions judiciaires rendues contre l’épouse de Laurent Gbagbo. Il s’agit pour l’instance judiciaire internationale de déterminer si elle entend mettre un terme ou pas aux poursuites contre l’ancienne Première dame ivoirienne.

Ces éléments d’informations, Fatou Bensouda, Procureure de la CPI souhaite y avoir accès. C’est dans une requête en date du 25 septembre 2018 que la juriste gambienne a exprimé ce souhait. « l'Accusation demande respectueusement l'accès aux informations à transmettre par la Côte d’Ivoire sur la recevabilité de l’affaire de Mme Gbagbo », a écrit Fatou Bensouda dans son document de 9 pages rédigé en anglais.

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Selon la requête, en tant que « partie qui a demandé le mandat d’arrêt contre madame Gbagbo, l’accusation a un intérêt manifeste dans cette procédure ». Pour Fatou Bensouda, la mise à disposition de ces documents respecte une « cohérence » dans cette affaire.

Pour rappel, c’est le 14 septembre dernier que la Chambre préliminaire II a invité les autorités ivoiriennes à fournir ces informations. La Côte d’Ivoire disposait à partir de là d’un délai qui courait jusqu’au 21 septembre pour répondre à la Cour.

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Simone Gbagbo avait été jugée puis déclarée innocente des faits de crimes contre l’Humanité lors d’un procès devant les Assises à Abidjan il y a quelques mois.

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