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CPI : Altit demande la « libération immédiate de Gbagbo » et présente ses preuves

24 juillet 2018 - 14:07

Dans une requête en date du 23 juillet 2018, Emmanuel Altit, avocat principal de Laurent Gbagbo a invité la Chambre en charge de l’affaire concernant l’ex-président ivoirien à prononcer un non-lieu.

Par Abraham Kouassi

Comme ils l’avaient indiqué les mois précédents, les membres de la défense de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo vont plaider l’acquittement dans son procès devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’Humanité.

Dans une requête en date du 23 juillet 2018, Emmanuel Altit, avocat principal de Laurent Gbagbo a appelé les juges à prononcer un non-lieu en faveur du « Woody de Mama » et de procéder à sa libération.

A en croire l’homme de droit français, Fatou Bensouda n’est pas parvenue à prouver les crimes reprochés à l’ex-chef d’Etat. Selon le document de 5 pages déposé devant le juge Cuno Tarfusser et ses collègues, des documents en annexes rédigés par les soins de la défense justifient cette position.

« Dans les soumissions de la Défense portées en annexe de la présente requête, il est démontré que les éléments présentés par le Procureur contre Laurent Gbagbo dans le cadre de son cas ne permettent pas de prouver les charges au-delà de tout doute raisonnable », explique Emmanuel Atit.

A lire aussi : Acquittement de Gbagbo : Tout se décide à partir du 1er octobre

« Il y est notamment exposé que le Procureur n’a pas, à l’issue de la présentation de son cas, prouvé au-delà de tout doute raisonnable : - Le déroulé, tel qu’il est allégué dans son MTB (mémoire de mi- procès, ndlr), des quatre incidents principaux (16 décembre 2010, 3 mars 2011, 17 mars 2011 et 12 avril 2011) ; - Le déroulé, tel qu’il est allégué dans son MTB, des 29 incidents supplémentaires qu’il présente comme étant l’élément contextuel des crimes contre l’humanité ; - L’existence d’un seul élément relevant de la responsabilité pénale de Laurent Gbagbo qui tendrait à démontrer qu’auraient existé un ‘’plan’’ commun’’, un ‘’entourage immédiat’’ ayant pour objectif de mettre en œuvre ce ‘’plan commun’’, une quelconque intention criminelle, un ordre illégal, l’incitation à commettre un crime ou plus simplement le moindre manquement à ses devoirs de la part du Président de la République », peut-on lire dans la note d’Emmanuel Altit.

Au vu de son argumentaire, l’avocat conclu : « Plaise à la Chambre constater que les éléments présentés par le Procureur contre Laurent Gbagbo dans le cadre de son cas ne permettent pas de prouver les charges au-delà de tout doute raisonnable ».

Pour rappel, c’est en octobre prochain dans le cadre d’une audience que les juges de la Chambre vont se prononcer sur la suite du procès. Notamment, sur la demande d’acquittement introduite par l’équipe de Laurent Gbagbo.

A cette occasion, la Procureure aura également l’occasion de justifier elle aussi ses charges contre l’ex-président ivoirien qui est jugé en même temps que son proche, Charles Blé Goudé pour crimes contre l’Humanité.

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