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Conflits sociaux et identitaires: Universitaires et une quarantaine de chefs traditionnels en parlent

31 octobre 2019 - 13:10

Mettre à la disposition du public les résultats de l’étude menée sur les conflits sociaux et les mobilisations ethniques en Côte d’Ivoire. Tel est le sens de l’atelier de restitution initié par professeur Roch Yao Gnabeli à l’endroit des chefs traditionnels et coutumiers, le lundi 28 octobre 2019.

Par Raphael Okaingni

Présentés à la presse le jeudi 24 octobre dernier, les résultats du programme de recherche sur le thème « Conflits sociaux et mobilisations ethniques en Côte d’Ivoire », piloté par le Laboratoire de Sociologie Économique et d’Anthropologie des Appartenances Symboliques (LAASSE) de l’Institut d’Ethnosociologie de l’Université Félix Houphouët-Boigny a rassemblé ce lundi 28 octobre 2019, des enseignants-chercheurs de l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) de Cocody et une quarantaine de chefs traditionnels et coutumiers.

Il s’est agi pour professeur Roch YAO Gnabeli et son équipe de présenter les causes et les recommandations et surtout d’échanger avec ces leaders d’opinion sur les moyens à mettre en place pour freiner les conflits communautaires devenus récurrents en Côte d’Ivoire. Ainsi, l’étude propose de façon globale l’intégration de l’ethnie/l’ethnicité et l’ethnicisation dans l’élaboration des politiques de développement, ainsi que la prise en compte des perceptions des inégalités objectives.

Paha Chantal, préfet de département, sous-directeur chargé des Circonscription administrative au ministère de l’Administration du Territoire et de la décentralisation, a invité les chefs coutumiers à être les relais des recommandations.

Car, dit-elle, « plus de 700 types de conflits multiformes ont été répertoriés au ministère de l’Intérieur ». Pour sa part, le professeur Roch YAO Gnabeli estime qu’un bilan scientifique sur le modèle de pays (peuplement par migration) choisi par le président Félix Houphouët-Boigny et pratiqué pendant près de 50 ans, s’impose à la Côte d’Ivoire pour planifier et adopter une politique de développement durable.

Notons que cette étude a bénéficié de l’appui du Fonds national suisse de la recherche scientifique dans le cadre du projet R4D, « Ethnicité, relations de pouvoir et conflits dans les Etats fragiles ». Elle a duré trois ans, pour plus d’une quinzaine de villes visitées à travers les différentes régions.

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