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Assoa Adou : « La lutte politique ne doit pas conduire en prison ou à la mort »

5 juillet 2019 - 12:07

Le secrétaire général du Front populaire ivoirien proche de Laurent Gbagbo, Assoa Adou était ce jeudi 4 juillet, l’invité du quotidien proche du PDCI-RDA, ‘’Le Nouveau Réveil’’.

Par Raphael Okaingni

Face à la presse ce jeudi 4 juillet, Assoa Adou, secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI), proche de Laurent Gbagbo, a passé en revue plusieurs sujets notamment la crise au sein du FPI, la réconciliation nationale, les rapports entre son parti et le PDCI-RDA ainsi que la réforme de la CEI et la question de la Carte nationale d’Identité.

Intervenant sur la réconciliation nationale, l’environnement électorale et sur de probables craintes en tant que SG du FPI, Assoa Adou a déclaré : « Normalement la lutte politique ne doit conduire quelqu’un en prison, la lutte politique ne doit pas conduire quelqu’un a la mort et c’est notre combat ».

Pour ce qui est des instructions de l’ex-chef d’Etat souvent mises en doute par certains militants, Assoa Adou a fait remarquer que « Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ne peuvent pas faire tout ce qu’ils veulent ».

« Laurent Gbagbo et Blé Goudé, a-t-il poursuivi, sont pris en otage, ils ne sont pas libres (…) Il est en liberté surveillée, il est en otage. Mais quand il a décidé de diriger son parti, il sait comment faire pour que ses instructions parviennent (…) Il est au courant que je suis ici et il suit tout ce que nous disons dans cette salle. Donc Gbagbo dirige le Fpi ».

Toutefois, il a précisé,« Simone Gbagbo préside toutes nos réunions ». Pour ce qui est de la question de la division interne, l’ancien ministre de Laurent Gbagbo a assuré « qu’il n’y a pas de division au sein du FPI ». « Certains camarades de lutte se sont trompés de chemin à un moment donné », a-t-il commenté.

Poursuivant, le SG du FPI pro-Gbagbo a attiré l’attention du chef de l’Etat sur la situation sociopolitique du pays : « Celui qui ne tient pas compte de l’avis de la minorité, qui ne respecte pas la minorité du moment n’est pas un démocrate. Parce qu’on t’a élu chef de l’Etat, président de la République, mais l’Etat n’est pas ta propriété. Tu es un gestionnaire de passage. L’Etat, le pays appartient au peuple », a soutenu l’invité du quotidien proche du PDCI.

Pour ce qui est de la nouvelle Commission électorale proposée par le gouvernement, Assoa Adou a indiqué que « la mouture actuelle de la CEI proposée par le gouvernement est inacceptable, parce qu’on n’a pas bougé ».

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